Bon je sais que tout le monde s'en fout probablement de ma
vie mais j'ai des monstrueux coups de soleil sur tout le derrière du
corps et je souffre. Sûrement il s'agit là de souffrances de petite
bourgeoise bien installée dans son train-train (je pense à une insulte
récente que l'on m'a faite, quoique je ne sais entre "bobo" et "mouton"
laquelle des dénominations préférer, mon coeur balance, bref.), mais
ici c'est chez moi alors je me permets de crier : j'ai maaaaaaaaaaaaaal
! Je sens déjà ma petite maman trépigner sur son siège, car ma maman
lit mon blog (ouais je sais, mais elle est pas trop sur mon dos alors
je tolère, elle est géniale ma maman, jlui dis pas assez) et m'a
toujours hautement sensibilisée aux effets néfastes du soleil, je suis
une enfant de l'écran total : mais euh maman, j'avais mis de la crème,
si si, jte jure ! Alors voila, si on en croit doctissimo, je vais
mourir, maintenant venez pas me dire que je vous aurais pas prévenus !
D'ailleurs j'aime bien le petit son de
crispation-exclamation-compassion-horreur des gens qui voient mon
dos... Vous savez, ce son qui dit "il t'arrive quelque chose de très
grave, on le sait, on le voit, on compatit, c'est contagieux ?"
En plus du coup de soleil, jme fais un
coup de blues : impression de ne pas être importante aux yeux des
gens... Tout le monde glisse sur moi, personne ne s'arrête, pour ce que
je suis j'entends. Mais je passe assez vite là dessus : pour une fois,
pas envie de m'étendre sur le sujet.
Le coup de gueule arrive : je viens de passer la
soirée à m'entendre énumérer par un jeune homme toutes les raisons qui
montraient qu'il était dans mon intérêt de sortir avec lui. Ce n'était
pas le jeu de séduction et de flirt habituel où tout marche au feeling,
à l'échange, etc. Non. C'était une leçon : convaincre une fille de
sortir (coucher ?) avec vous en dix leçons. D'ailleurs je publierai
peut-être quelque chose de plus précis là dessus si ça m'inspire. Non
je n'en veux pas au pauvre bougre d'avoir tenté sa chance et je suis
gentille, mais de là à me peloter et à tenter de m'embrasser sous le
vague et gros prétexte de "je suis tactile" alors que j'ai dit "non"...
GRRRrrr ! En plus avec mes coups de soleil jvous jure que c'était le
bouquet. Et moi qui avait accepté de boire un verre en toute
innocence... "Bah, me suis-je dit, la dernière fois que je l'ai vu
j'avais un copain, il en déduira que je suis toujours avec...". Fatale
erreur ! Je commence à en avoir marre de ce discours : "Comment ?
Tu oses refuser tout ce que je peux t'apporter alors que je peux
t'apporter tout ce dont tu rêves ? Ah ben alors t'es bien bête, t'es
mazo, etc, etc." Je doute que personne ne sache vraiment ce dont je
rêve en fin de compte, puisque chacun croit être en mesure de me
l'apporter. Et puis si je vous écoutais Messieurs, je sortirais avec
tout le monde. Là on va croire que je fais la fine bouche, alors non,
détrompez vous. Je cherche juste le véritable partage.
Mon coup de coeur ira donc au
flirt léger : j'apprends à te connaître, t'apprends à me connaître, il
y a un plaisir mutuel dans la conversation, dans la présence, des ptits
compliments très furtifs, on sent que tout pourrait aller plus loin
mais on ne veut rien brusquer, peut-être que ça n'ira pas plus loin
justement... L'impression laissée est alors bien plus grande,
croyez-moi !
En tout cas celle laissée par cet article ne le
sera pas : il ne me plaît pas du tout, je vous le livre quand même
parce que de toutes façons actuellement, je ne suis pas capable de
mieux.
Hier soir je l'avais supprimé, à la demande de Joss, je le laisse en l'état.