"Le plus dur, quand il faut finir, c'est de commencer"
-Jean-Marie Laclavetine-
Une
petite annecdote me revient en mémoire. Alors que nous nous promenions
"innocemment" au centre commercial du polygône Miaou, Star et moi,
contemplant d'un oeil morne les boutiques que nous avions renoncé
pendant deux ans à faire (j'adore noircir le tableau, lol), une voix
m'interpelle : "Petite Elfe ! Petite Elfe !" (Oui ça m'amuse aussi de
ne pas mettre mon vrai nom, lol). Je me retourne. Là il faut se figurer
les cheveux au vent, ou plutôt à la clim (pas oublier que c'est à
l'intérieur, putain de vraissemblance), la musique qui démarre, les
gens qui se mettent tous en arrêt sur image... Ouais bon, revenons sur
terre : il faut s'imaginer la tronche d'une hypokhâgneuse un vendredi
en fin de semaine, pas maquillée, décoiffé, sappée comme la bonne
petite hypokhâgneuse qu'elle se doit d'être aux yeux du monde (c'est à
dire n'importe comment), bref, la tenue et la posture idéale quand on
croise son beau goss d'ex.
Il me
salue avec sa main posée sur mon bras comme il l'a toujours fait (cette
cruauté de ne jamais changer des habitudes prises en couple, grrrrrr),
me balance quelques mots, il est pressé, je dois l'être aussi même si
j'ai oublié pourquoi, il repart. Rappellez-vous que j'ai précisé que
nous étions trois filles : réaction immédiate de mes deux compagnes :
"Mais c'est qui ce beau goss ?"
"C'est lui **** ?"
Oui c'est bien lui. "Mais il est trop beau t'as trop de chance !"
Oui mon ex est beau. Bien sûr ça dépend des goûts, mais enfin, en règle
générale, il plaît. Ok. On me sort toujours la même phrase : "T'as trop
de chance". Oui. Mais ce que tout le monde oublie, c'est que c'est mon
ex. Et peut-être que beaucoup ont envie d'être l'ex de Brad Pitt et de
pouvoir raconter à tout le monde comment elles (ils ? lol) ont été
largué(e)s : pas moi. Il n'était pas seulement beau.